Le mode d'emploi de votre piscineLe mode d'emploi de votre piscine

Une piscine en bois dans un jardin, il n’y a pas à dire, cela en jette ! Il est vrai qu’avec ses matériaux naturels et ses différentes méthodes d’installation, elle se fond sans problème dans n’importe quel extérieur. A poser soi-même ou en faisant appel à un professionnel, il en existe de toutes les tailles et toutes les formes pour tous les budgets. Considérée comme la plus esthétique, est-elle pour autant la piscine la plus fragile des types de piscine ? Piscine Clic fait le point sur sa durée de vie et les différentes façons de lui assurer une plus longue existence. 

L’importance de bien choisir sa piscine bois

Un bassin en bois, oui, mais pas n’importe lequel ni n’importe comment !

Le type de bois

  • La bonne essence du bois : la nature du bois sélectionné pour réaliser la structure, les margelles ou encore les plages est un critère important à prendre en compte dans le choix de sa future piscine. Il y a en effet trois critères à prendre en considération : la stabilité (capacité à résister aux fissures et déformations), la résistance aux agressions extérieures (intempéries, champignons, insectes) et le besoin d’être traité ou non. Ainsi, les bois exotiques (Teck, Iroko…) présentent de manière générale de très bonnes performances sur ces trois caractéristiques, ce qui est moins le cas des bois européens comme le Pin par exemple.
  • Le traitement d’une piscine en bois : aujourd’hui, il existe deux procédés différents pour renforcer la résistance du bois d’une piscine : un traitement en autoclave et un traitement en surface. Le premier traite le bois dans la profondeur, par imprégnation, ce qui le situe en position 4 à 5 du classement et lui confère le pouvoir d’être en contact permanent avec l’eau douce. Le second consiste à traiter le bois par aspersion ou trempage au moment de la finition, ce qui le catégorise en classe d’emploi 1 à 3. La durabilité de ce type de traitement est bien moindre qu’un bois traité autoclave classe 4 puisqu’il est bien plus superficiel. 

Le type de pose

  • Piscine bois hors-sol : il s’agit ni plus ni moins d’un bassin à agencer sur la surface. Attention, il est formellement déconseillé d’installer une piscine bois à même le sol, sans protection comme une bâche ou une dalle en béton. Tout comme une piscine maçonnée, il convient de réaliser une étude du sol pour connaître la composition de ce dernier et éviter les mauvaises surprises. 
  • Piscine bois enterrée : dans le cas d’une piscine semi enterrée ou enterrée, une préparation d’un terrain en amont est indispensable. Il faut pour cela, comme pour la piscine hors sol en bois, réaliser une étude du sol pour connaître sa ou ses matières, la présence ou non de nappes phréatiques, etc. En fonction de la nature du sol, il faudra opter pour des méthodes de drainage et de renfort afin de préserver son futur bassin de possibles remontées capillaires ou d’affaissements. Prévoyez également le nécessaire pour que le bois ne soit jamais en contact avec la terre, au fond comme sur les côtés.

L’emplacement du bassin

L’endroit où vous allez poser votre bassin se doit d’être impeccablement réfléchi : pas d’éléments contondants, pas de terrain en pente ou en cuvette, pas de terre meuble, etc. Pensez à ajouter un lit de gravier ou assurer une certaine étanchéité et stabilité. Enfin, oubliez les emplacements en plein courant d’air ou encore sous des arbres, privilégiez toujours une zone ensoleillée et abritée.  

La longévité d’une piscine bois

Suivant le bois utilisé et dès lors qu’il est traité en autoclave classe 4 à 5, la piscine bois peut avoir une durée de vie comprise entre 15 et 20 ans, à condition d’avoir été installée en tenant compte de certaines règles et d’être protégée de diverses manières à l’année. 

Les bonnes pratiques pour prolonger la durée de vie d’une piscine bois

L’entretien saisonnier

Entre l’exposition au soleil, à la pluie, aux baisses de température et fatalement au gel…  Un bois, même traité, peut souffrir des aléas du temps. Il faut donc apprendre à le bichonner pour profiter le plus longtemps possible de son bassin. Partez sur un produit spécifique pour le bassin, en accord avec le traitement initial du bois. Concernant la structure, il est préférable d’appliquer une couche de protection contre l’eau/les microbes et une autre couche pour préserver le bois du soleil. Pour rattraper un bois qui a perdu de son éclat, vous aurez besoin d’une couche de dégriseur ainsi qu’une couche de saturateur.

La couverture de protection

La couverture de protection est un indispensable pour votre bassin. C’est en effet un élément de sécurité, de confort et de protection. A juste titre, elle fait partie des dispositifs de sécurité avec l’alarme par exemple puisqu’elle retarde l’accès au bassin par les plus fragiles. Elle participe également au bien-être de vos baignades puisqu’elle maintient l’eau à une certaine température et évite l’évaporation trop rapide en cas de forte chaleur. Enfin, elle protège votre eau des feuilles et autres saletés qui peuvent se déposer dans le bassin lorsque vous n’êtes pas dedans. 

L’hivernage

Au même titre que les autres types de bassin, la piscine bois doit hiverner pour protéger le bassin de la mauvaise saison. De ce fait, il est indispensable de protéger vos installations du gel pour commencer, sous peine d’endommager votre système de filtration, les pompes et tuyaux. Vous avez alors le choix entre deux méthodes : hivernage passif ou hivernage actif. La première est à employer impérativement dans les régions les plus froides, tandis que la seconde convient pour les situations géographiques plus douces. Gardez à l’esprit qu’il ne sert à rien de procéder à un hivernage si votre eau est au-dessus de 12 degrés, au risque de rendre inefficace le produit utilisé. C’est aussi à partir de cette température que vous pourrez lancer la remise en service au printemps !

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