Le mode d'emploi de votre piscineLe mode d'emploi de votre piscine

Quand le soleil est de sortie, profiter de la piscine est pour moi le moyen suprême pour s’amuser, jouer avec les enfants, faire du sport, rire entre amis… bref, se détendre ! Mais quand il y a de jeunes enfants aux alentours, il est indispensable (et obligatoire !) de sécuriser le bassin pour en profiter pleinement.

Pourquoi ? Parce que les enfants en bas-âge sont attirés par l’eau comme des aimants ! Ils sont curieux, et très souvent imprudents, car ils ne réalisent pas le danger ! En plus, ils peuvent se noyer dans 20 cm d’eau, sans faire de bruit, ni se débattre ! Alors qu’elle soit enterrée ou semi-enterrée, la loi exige que votre piscine privée de plein air soit « pourvue d’un dispositif de sécurité normalisé visant à prévenir le risque de noyade des enfants » (Code de la construction et de l’habitation, articles L. 128-1 et suivants, R. 128-1 et suivants). Les piscines hors-sol et intérieures ne sont donc pas concernées, mais je vous conseille quand même de toujours condamner l’accès à la piscine après la baignade, à l’aide d’une échelle amovible par exemple.

 

SOMMAIRE :

  1. Un impératif absolu : un dispositif de sécurité normalisé
  2. La barrière de sécurité de piscine : imparable !
  3. L’alarme : un dispositif pour tous les bassins et pour les budgets !
  4. La couverture de sécurité : un compromis entre coût et esthetisme
  5. L’Abri : un investissement important

 

1. Un impératif absolu : un dispositif de sécurité normalisé

 

Il existe à ce jour 4 types de systèmes normalisés autorisés pour la sécurisation de votre piscine :

  • Les barrières de protection piscine (norme NF P90-306),
  • Les systèmes d’alarme piscine (norme NF P90-307),
  • Les couvertures de sécurité piscine (norme NF P90-308),
  • Les abris, structures légères ou vérandas (norme NF P90-309).

Je vous propose ici un tour d’horizon actualisé de ces dispositifs conformes aux normes et répondant à toutes les exigences de sécurité, en vous donnant tous les critères pour vous aider à choisir l’équipement de sécurité qui vous conviendra le mieux. Notez que rien ne vous empêche d’en installer plusieurs !

En plus de sécuriser la piscine, ces équipements peuvent s’intégrer de manière à conserver la chaleur, à protéger l’eau, voire à mettre en valeur le bassin ! Bref tout pour se baigner dans la tranquillité et la sérénité, mais sans oublier qu’aucun dispositif ne remplacera jamais la surveillance active et permanente des enfants par un adulte (voir les dépliants de l’INPES pour la prévention de la noyade sur http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/accidents/noyades.asp).

N’installez que du matériel parfaitement identifié comme étant un équipement de sécurité, et conforme à la norme NF auquel il se rapporte. Le constructeur, l’installateur, ou le fabricant doit vous remettre une note technique, avec les caractéristiques, les conditions d’utilisation, de fonctionnement et d’entretien du dispositif de sécurité que vous avez choisi. Il doit également vous fournir une attestation de conformité du dispositif.

 

2. La barrière de sécurité de piscine : imparable !

2.1 Principe de fonctionnement

Le principe de la barrière est simple et imparable : il s’agit de disposer une barrière d’au moins 1,10 m de hauteur tout autour du bassin, à au moins un mètre de distance de l’eau.

Un enfant de moins de 5 ans ne doit pas pouvoir la franchir, ni en déverrouiller l’accès (ouvrir le portillon – qui doit s’ouvrir vers l’extérieur – ou faire coulisser la porte selon les modèles).

 

2.1 Modèles existants

Il existe des barrières faites de panneaux souples ou rigides, constitués de matériaux très divers : grillage, filet, barreaux inox, toile, verre…
Vous pouvez ainsi installer une barrière au bout d’un mur ou d’une clôture, si leurs caractéristiques sont compatibles avec la norme de sécurité (hauteur, résistance…). Il n’est par contre pas possible de considérer une haie comme une barrière.

Dans le commerce, vous pourrez trouver trois types de barrières : fixes, amovibles ou escamotables.

 

a) Barrière fixe

Dans ce cas, les poteaux sont fixés dans le sol et les panneaux sont disposés entre les poteaux. Selon le matériau utilisé, la barrière peut servir de brise-vue, protéger le bassin du vent, et s’avérer plus ou moins chère, et plus ou moins esthétique ! Pour un bassin standard, il faut compter entre 1000 et 3000 € selon le matériau.

 

b) Barrière amovible

Pour ce type de barrière, les panneaux sont installés dans des logements prévus à cet effet, mais restent démontables (totalement ou partiellement). Ces panneaux sont souvent constitués d’un filet, ce qui permet de surveiller facilement la piscine. Autre avantage : les barrières amovibles sont assez faciles à monter soi-même, à condition de bien respecter les consignes de pose. Leur prix est similaire à celui des barrières fixes : 1000 à 3000 € pour une piscine de 8 × 4 m.

 

c) Barrière escamotable

Il s’agit de barrières pouvant rentrer dans le sol, ou se coucher sur le sol pendant la baignade. Ce sont sans conteste les plus esthétiques de leur catégorie ! Ce qui a un prix tout de même : de 8 000 à 10 000 € pour un bassin standard.

 

2.2 Avantages et inconvénients des barrières

Les +

  • Les barrières délimitent physiquement et de manière quasi-infranchissable une zone réservée à la baignade, dans laquelle l’enfant n’a le droit de pénétrer que sous la surveillance d’un adulte.
  • Il existe plusieurs types de barrières, et de nombreux matériaux différents.

Les –

  • Il faut au moins un mètre de dégagement autour de la piscine pour installer la barrière, et il ne faut pas laisser d’objets à proximité de la barrière dont les enfants pourraient se servir pour escalader la barrière.
  • En fonction du type de barrière choisi et du matériau choisi, l’esthétique n’est pas toujours au rendez-vous.

Mon conseil : si vous optez pour une barrière rigide, choisissez-en une avec un portillon à fermeture automatique, car il suffit d’un moment d’inattention pour laisser le portillon ouvert…

 

3. L’alarme : un dispositif pour tous les bassins et pour les budgets !

 

3.1 Principes de fonctionnement

Le principe de fonctionnement de l’alarme de piscine est trivial : si l’on pénètre (debout ou en rampant !) dans la zone munie d’un système d’alarme de sécurité piscine, une sirène retentit pour alerter un adulte. L’alarme doit être déverrouillée pendant la baignade, et ce déverrouillage doit être impossible pour un enfant de moins de 5 ans.

Certains modèles sont couplés à un système de bracelets ou de colliers qui font retentir l’alarme si l’enfant qui le porte pénètre dans la zone sous alarme.

 

3.2 Modèles existants

La zone sous alarme peut être soit le pourtour du bassin (alarme périmétrique), soit l’eau du bassin elle-même (alarme immergée).

 

a) Alarme périmétrique

Il s’agit d’un système optique (infrarouge), qui se déclenche quand quelqu’un franchit le faisceau établi entre 4 bornes. Elle signale les intrusions dans le périmètre du bassin. Elle a donc un effet dissuasif fort pour les enfants ! C’est un système esthétique : sans barreau ou filet, elle comporte habituellement 4 piliers à répartir autour du bassin. Compter de 500 € à 900 € pour un système classique avec 4 bornes.

 

b)Alarme immergée

Les capteurs de cette alarme sont immergés dans l’eau : la sonnerie se fait entendre lors de l’entrée d’une personne ou d’un objet dans le bassin. Les modèles normalisés détectent la chute d’un enfant de plus de 6 kg dans l’eau, et la pénétration d’un enfant de plus de 8 kg. Attention, si le niveau d’eau baisse trop dans le bassin, l’alarme peut ne pas fonctionner correctement. De plus, certains modèles sont incompatibles avec la présence d’un robot de nettoyage. On trouve ce type d’alarme à partir de 180 €, et jusqu’à 500 € pour les modèles les plus perfectionnés.

Alarme piscine securiteAlarme Sensor Premium chez Piscine-Clic

 

3.3 Avantages et inconvénients des alarmes

Les +

  • prix attractif
  • idéale pour les distraits : se remet en fonctionnement automatiquement après la baignade
  • installation facile, s’adapte à la plupart des bassins
  • discret

Les –

  • n’empêche pas l’accès au bassin
  • demande de la réactivité de la part des adultes présents : la maison ne doit donc pas être trop loin du bassin
  • des déclenchements intempestifs sont possibles (animaux, vent, pluie…)

4. La couverture de sécurité : un compromis entre coût et esthetisme

4.1 Principe de fonctionnement

Une couverture souple ou rigide est disposée sur la surface de l’eau, ou au-dessus de l’eau, de manière à « empêcher l’immersion involontaire d’enfants de moins de cinq ans » (norme NF P90-308). Quelque soit le matériau qui la constitue, elle doit résister à la traversée d’un adulte de 100 kg (scénario d’un adulte allant chercher un enfant au milieu de la couverture). Quelque soit sa structure, un enfant ne doit ni s’enfoncer quand il marche sur la couverture, ni pouvoir passer en dessous. De ce fait, les bâches à bulles ne sont pas des dispositifs de sécurité.

En plus d’être un dispositif de sécurité, la majorité des couvertures sont également un bon moyen de réduire la chute de la température de l’eau pendant la nuit, car elles limitent l’évaporation. Elles permettent également de maintenir le bassin propre, le protégeant des pollutions (feuilles, insectes, sable…).

Attention : à l’exception des fonds mobiles, les couvertures de sécurité ne sont pas prévues pour qu’on marche dessus ! De plus, il faut veiller à ce que les manivelles, clés et autres télécommandes soient toujours hors de portée des enfants.

4.2 Modèles de couvertures souples existants

a) Couverture à filet

Un filet au un maillage serré est tendu et attaché à l’aide de sangles et de pitons tout autour du bassin. Ces couvertures filtrantes sont principalement utilisées pendant l’hivernage, mais peuvent être considérées comme des couvertures 4 saisons, même si leur installation systématique après chaque baignade peut s’avérer fastidieuse, et si leur enroulement et leur stockage pendant la baignade est souvent peu pratique.

Elles présentent l’avantage de laisse passer l’eau de pluie, mais exige de ce fait de surveiller attentivement le niveau d’eau dans la piscine (il faut conserver la portance de l’eau). Mais elles ont un argument de poids : leur prix, à partir de 9 € / m².

Attention : la majorité des couvertures de type filet ne sont pas conformes à la norme NF P90-308.

 

b) Couvertures en tissu enduit de PVC

Ces couvertures consistent en une trame de type polyester imprégnée de PVC par enduction et tendue au-dessus du bassin par des sangles fixées sur des pitons. Leur fonctionnement est très similaire à celui des couvertures de type filet, mais elles sont semi-étanches pour la plupart, ce qui freine le développement des algues tout en permettant l’évacuation des eaux de pluie. On en trouve de bonne qualité (trame de densité supérieure à 500 g/m²) aux alentours de 13 €/m².

couverture-hiver-securite-piscine-bois-griseCouverture d’hiver et de sécurité Piscine bois chez Piscine-Clic

c) Couverture à barres

La couverture à barres est constituée d’une toile enduite de PVC et renforcée sur toute sa longueur par des barres en aluminium dont les extrémités reposent sur les margelles de la piscine. La couverture est également maintenue par des sangles accrochées à des pitons aux deux extrémités.

Elle est assez fastidieuse à mettre en place après chaque baignade, il faut donc privilégier des modèles qui proposent un système d’enroulement sans effort.
Leur prix reste raisonnable : à partir de 30 € le m² pour les modèles les plus basiques, et jusqu’à 70 € / m² pour les modèles les plus perfectionnés (toile de qualité supérieure, barres de la couleur de la bâche, bâche continue au passage des barres…).

d) Couverture souple automatisée

Ce type de couverture est généralement constitué d’une toile enduite de PVC, et d’un enrouleur automatique mobile ou placé en bout de bassin, et d’un système de rails ou de cadre, installé sur le pourtour du bassin.

Ce type de couverture est encore assez confidentiel, et donc cher à l’investissement (comptez entre 10000 et 15000 € pour un bassin de 8 × 4 m). La pérennité de ce type de couverture n’est pas encore éprouvée.

 

4.3 Modèles de couvertures rigides existants

 

a) Volet hors sol ou immergé

Les volets, qu’ils soient automatiques ou manuels, hors-sol ou immergés, sont constitués de lames en PVC ou en polycarbonate flottant sur l’eau, fabriquées aux dimensions du bassin, et articulées entre-elles. Le volet s’enroule autour d’un axe placé en bout de bassin, soit au dessus de la margelle (couverture hors-sol), soit dans l’eau du bassin (couverture immergée). Ce système de sécurité est incompatible avec certaines formes de piscine, comme les piscines rondes par exemple.

Pour les volets hors-sol, le maniement de la couverture peut être manuel, alors qu’il est systématiquement automatique pour les volets immergés. Dans le cas d’une couverture automatique, veiller à placer la commande à au moins 1,50 m du sol, et de manière à pouvoir visualiser la totalité du bassin lors des opérations d’ouverture et de fermeture.

Les volets sont un bon compromis entre esthétisme et sécurité : l’enrouleur des volets hors-sol peut être habillé par un coffrage, qui mesure environ 80 cm de hauteur. Quant aux volets immergés, ils sont totalement invisibles !

Les volets hors-sol en fabrication sur mesure sont commercialisés à partir de 3000 € pour les modèles manuels les plus simples, et à partir de 5000 € pour les modèles automatiques (pose comprise). Pour un volet immergé, compter autour de 10000 €, sachant que l’installation doit être faite par un professionnel.

 

b) Le fond mobile

Au fond du bassin, une plateforme de surface égale à celle du plan d’eau, peut monter ou descendre. Selon la hauteur à laquelle ce fond est bloqué, la piscine devient tour à tour pataugeoire ou terrasse. Lorsque le fond est entièrement relevé, la piscine est parfaitement sécurisée. Ce type d’installation ne convient qu’aux piscines à fond plat sans escalier, et est extrêmement coûteux.

 

4.4 Avantages et inconvénients des couvertures de sécurité

Les + Les –
Tous modèles Peut supporter au moins 100kg Bien penser à couvrir la pisine après chaque utilisation
Évite l’évaporation de l’eau et limite la chute de température la nuit
Protège l’eau des polluants extérieurs (feuilles, insectes, etc.)
Sert aussi de bâche d’hivernage
Couvertures souples Prix abordable Mise en place manuelle pour la majorité des modèles
Couvertures rigides Investissement à long terme Demande l’intervention d’un professionnel dans la majorité des cas
Esthétique et discrète

 

5. L’abri : un investissement important

 

5.1 Principe de fonctionnement

L’abri de piscine transforme (presque !) votre piscine de plein air en piscine intérieure. La protection de la piscine est totale si l’abri est conforme à la norme : tous les points d’accès sont inaccessibles aux enfants de moins de 5 ans, car portes, fenêtres ou parois coulissantes sont systématiquement munies d’un système de verrouillage. Mais en période de fortes chaleurs, il peut être tentant de laisser l’abri ouvert… la sécurité n’est alors plus assurée !

L’abri protège l’eau du bassin des polluants de l’extérieur (feuilles, etc.) et réduit significativement le coût du chauffage de la piscine (à condition d’être correctement fermé) tout en allongeant la période de baignade.

Il existe des abris de formes et de matériaux très diverses. Un abri peut être fixe, relevable, amovible, à structures légères empilables, télescopique, pliable… Les matériaux vont influer sur l’esthétique de l’abri, mais aussi sur sa longévité (traitement anti-UV des panneaux, résistance des métaux à la corrosion, etc.)

L’installation d’un abri nécessite l’intervention d’un professionnel. Il faut également étudier l’utilité de prendre une assurance spécifique pour l’abri, car en fonction de votre zone géographique, le vent ou la neige peuvent parfois dépasser les limites de résistances fixées par la norme NF P 90 309.

 

5.2 Hauteurs possible pour les abris

 

a) L’abri bas ou mi-haut (hauteur inférieure ou égale à 1,80 m)

Ces abris présentent l’avantage de ne pas exiger de formalités administratives (à part en zone classée) si le bassin mesure moins de 100 m². Les abris coulissants ou télescopiques exigent de la place en bout de bassin pour leur stockage quand ils sont ouverts (généralement plus de la largeur d’un module, soit environ 4 mètres). En fonction de leur prix, les abris amovibles, relevables ou télescopiques seront plus ou moins aisés à manipuler par une seule personne. Côté finances, les premiers prix pour les abris bas sont autour de 4000 €, alors que les abris mi-hauts les plus luxueux peuvent coûter jusqu’à 20000 €.

 

b) L’abri haut (hauteur supérieure à 1,80 m)

C’est un abri sous lequel on peut se déplacer debout. Il nécessite une déclaration préalable de travaux, voire un permis de construire dans certaines zones. Bien choisi, il peut parfaitement s’intégrer dans votre jardin. Il représente par contre un véritable investissement : compter entre 10000 et 40000 €.

 

5.3 Avantages et inconvénients des abris

Les +

  • Matériaux très divers (aluminium, PVC, métal, verre, polycarbonate, etc.)
  • Protège des pollutions extérieures (feuilles, insectes, poussière)
  • Limite l’évaporation, conserve la température de l’eau
  • Sous un abri mi-haut ou haut, baignade possible même par mauvais temps
  • Augmente la valeur de la propriété

Les –

  • Déclaration préalable de travaux nécessaire pour les abris hauts (permis de construire en zone classée)
  • Risque de dégradations liées à l’humidité ambiante : développement de champignons ou de moisissures, corrosion, etc.
  • Entretien régulier nécessaire
  • Installation complexe (faire appel à un professionnel).

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